Résolution officielle
Aide au développement mondial et solidarité internationale
Juillet 2026
European Committee
- Le monde est confronté à des crises qui se chevauchent : inégalités, dérèglement climatique, conflits armés et effondrement humanitaire. Ces crises ne sont pas accidentelles, mais résultent d'une exploitation historique, de structures de pouvoir mondiales inégales et de choix politiques qui privilégient le profit au détriment de la dignité humaine.
- En tant que mouvements de jeunesse socialistes, nous pensons que la solidarité internationale doit se traduire par des engagements politiques concrets. L'aide au développement n'est pas une œuvre de charité, c'est une question de justice, de responsabilité et de redistribution des richesses mondiales.
L'IUSY exige donc que :
- Tous les pays à revenu élevé s'engagent à allouer au moins 1 % de leur revenu national brut (RNB) à l'aide au développement destinée aux pays du Sud.
- L'objectif international actuel de 0,7 % du RNB est insuffisant pour relever les défis humanitaires, développementaux et climatiques actuels.
- L'aide au développement doit être prévisible, à long terme et contraignante, afin de permettre un développement durable plutôt qu'une gestion de crise à court terme.
- L'aide doit être nouvelle et supplémentaire, et ne doit pas être compromise par les dépenses nationales, les objectifs militaires ou les intérêts géopolitiques.
- Le financement climatique doit être séparé de l'aide au développement traditionnelle et augmenté en parallèle, afin de garantir que les mesures climatiques ne se fassent pas au détriment de la réduction de la pauvreté et de l'aide humanitaire.
- L'aide au développement doit être axée sur les civils, fondée sur les droits et dirigée localement, afin de renforcer les services publics, les institutions démocratiques et les systèmes de protection sociale.
- Les pays riches doivent reconnaître leur responsabilité historique dans les inégalités mondiales, la destruction de l'environnement et l'extraction des ressources.
- Un engagement mondial de 1 % renforcerait la paix, la stabilité et la coopération multilatérale, et réduirait les causes profondes des conflits, des déplacements forcés et des inégalités.